Protection des milieux sauvages, des lacs, des cours d’eau et des océans
Très peu d’endroits abritent encore aujourd’hui une aussi grande diversité de milieux sauvages – et d’espèces sauvages – qu’au Canada. Or, face à l’accélération rapide des changements climatiques et d’autres menaces, le Canada doit agir vite pour préserver cet héritage naturel en protégeant de façon permanente un minimum de 50 % de ses régions sauvages restantes. Ces forêts et zones naturelles ont été baptisées le « Fort Knox du stockage de carbone » en raison des vastes réserves de carbone qu’elles abritent; elles doivent être protégées par un système étroit de parcs nationaux et d’autres zones protégées pour freiner l’accélération du réchauffement planétaire et réduire le risque de disparition des espèces et des écosystèmes découlant des changements climatiques.
Les océans canadiens jouent un rôle important dans le stockage du carbone et la protection de la biodiversité. Il est essentiel de multiplier et d’élargir les aires marines protégées pour protéger les frayères, les récifs de corail et les autres zones marines vulnérables. Le gouvernement fédéral doit passer d’efforts timides de protection des océans à un élan d’action vigoureux.
- Démontrer une volonté de protéger le riche héritage naturel – et les énormes réserves de carbone – du Canada en exigeant que le développement industriel soit toujours précédé d’un plan de conservation incluant la désignation des réseaux élargis d’aires protégées dans les régions nordiques sauvages, dont la vallée du Mackenzie.
- Aménager une zone tampon pour les espèces dans le but de contrer les changements climatiques et de remplir la promesse de longue date faite aux Canadiennes et Canadiens, soit l’achèvement du système de parcs nationaux d’ici à 2010. Faire de même pour le réseau d’aires protégées dans les trois océans canadiens et les Grands Lacs d’ici à 2012.
- Intensifier les efforts de rétablissement des espèces en voie de disparition en veillant à l’adoption de plans efficaces en 2009 pour chacune des espèces répertoriées avant 2008. Reconnaître que la côte britanno-colombienne névralgique, avec ses aires océaniques marquées par de fortes perturbations climatiques, n’est pas l’endroit pour l’exploitation pétrolière et gazière extracôtière ni pour la circulation des pétroliers et des navires de gaz naturel liquéfié (GNL); faire en sorte que ces activités ne touchent pas cette zone.
- Créer une taxe sur le carbone stocké dans des écosystèmes intacts. Cette mesure favorisera la préservation de la diversité et la sauvegarde du climat.
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