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  1. Introduction
  2. Ouvrir la voie à une nouvelle approche
  3. Principes liés à la durabilité de l’environnement
  4. Les enjeux:
    1. Énergie
    2. Espèces et milieux sauvages
    3. Oceans
    4. Eau
    5. Alimentation et agriculture
    6. Santé humaine et produits chimiques toxiques
    7. Signaux économiques
  5. Conclusion

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Les enjeux: Espèces et milieux sauvages

Très peu d’endroits abritent encore aujourd’hui une aussi grande diversité de milieux sauvages – et d’espèces sauvages – qu’au Canada. Or, face à l’accélération rapide des changements climatiques et aux pressions exercées pour élargir l’exploitation des ressources naturelles, nous devons agir vite pour préserver cet héritage naturel. Ces forêts et zones naturelles ont été baptisées le « Fort Knox du stockage de carbone » en raison des vastes réserves de carbone qu’elles abritent; elles doivent être protégées par un système étroit de parcs nationaux et d’autres zones protégées pour freiner l’accélération du réchauffement planétaire.

La forêt boréale canadienne, qui revêt une grande importance à l’échelle mondiale, subit déjà les effets du réchauffement planétaire : fonte du pergélisol, réduction de la croissance et de la survie des arbres et augmentation du nombre d’incendies et de dommages causés par les insectes. Les activités industrielles d’extraction des ressources, notamment l’exploitation forestière et l’exploration et la production pétrolière, intensifient ces effets. La protection des forêts vierges constitue un moyen efficace de réduire les agressions contre les espèces et d’assurer le maintien des importants services écologiques rendus par cette forêt, entre autres la propreté de l’air et de l’eau. En effet, l’une des meilleures façons de limiter les effets des changements climatiques sur les espèces et les milieux sauvages est de protéger de vastes réseaux de régions sauvages vierges pouvant protéger différents habitats et offrir aux espèces des possibilités de déplacement.

Les derniers gouvernements fédéraux ont accompli d’importants progrès en créant et en étendant des parcs nationaux, dont la réserve de parc national des Îles-Gulf, la réserve de parc national du Canada Nahanni et le parc national des Monts-Torngat. Des mesures de protection complètes et réglementées doivent cependant être établies dès que possible. Dans les Territoires du Nord-Ouest, l’inaliénabilité des terres pour la création d’un parc national aux environs du oriental du Grand lac des Esclaves et d’une réserve nationale de faune dans les terres Ts’ude niline Tu’eyeta a également permis de démontrer une approche préventive de protection des régions sauvages vierges avant que soient envisagées de nouvelles activités d’extraction des ressources. Or, ces régions ont besoin d’un suivi réglementé rapide et d’un engagement à long terme en matière de gérance.

Qui plus est, nous devons saisir l’occasion, tandis que nous le pouvons encore, d’établir un cadre de planification privilégiant la conservation des forêts boréales et des territoires nordiques, en particulier la vallée du Mackenzie, dont l’exploitation est trop vaste. Ces régions représentent notre dernière chance de nous « racheter » en répondant aux intérêts des collectivités, aux préoccupations en matière de conservation et aux besoins de survie de la faune avant de lancer des activités industrielles, le cas échéant.

La protection des espèces en péril constitue un autre rôle important du gouvernement fédéral. La promulgation de la Loi sur les espèces en péril en 2002 a été un grand pas en avant, mais sa mise en œuvre n’a pas été efficace jusqu’à maintenant. Il est nécessaire de déployer de plus grands efforts pour protéger efficacement les espèces répertoriées en dressant la carte de leurs habitats, en protégeant ces derniers et en élaborant des plans de rétablissement, s’il y a lieu.

Les forêts luxuriantes, les vastes marécages et les autres habitats naturels qu’abrite le Canada sont des zones de reproduction essentielles pour les oiseaux migrateurs, et le gouvernement fédéral est directement responsable de la conservation des oiseaux migrateurs conformément à la Loi sur la convention concernant les oiseaux migrateurs. Le renouvellement des investissements dans ce domaine est nécessaire pour annuler les récentes compressions dans ces activités d’importance mondiale. Le financement des réserves nationales de faune et des refuges d’oiseaux migrateurs doit également être accru substantiellement. De même, le Service canadien de la faune doit avoir à sa disposition les ressources requises pour mener à bien son mandat de protection de la faune d’un océan à l’autre.

Les espèces exotiques envahissantes, par exemple la salicaire pourpre, la moule zébrée, le longicorne brun de l’épinette et le longicorne asiatique, représentent une menace grandissante pour la faune et les habitats ainsi que pour l’économie du Canada. Les changements climatiques sont susceptibles d’accélérer la prolifération de ces espèces. Le gouvernement fédéral doit prendre des mesures plus strictes pour freiner leur invasion.

Enfin, à la lumière d’études scientifiques établissant maintenant un lien direct entre la santé physique et mentale et l’accès à des espaces verts, nous devons aussi protéger la nature dans les zones urbaines, offrir plus de possibilités d’activités en plein air et favoriser le contact des enfants avec la nature.

Programme d’action canadien en matière d’espèces et de milieux sauvages

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