Le Canada abrite quelques-unes des ressources d’eau douce les plus importantes au monde. Cependant, en raison du réchauffement planétaire, nous ne pouvons pas continuer de tenir ces ressources pour acquises. Par exemple, des températures plus chaudes pourraient causer la prolifération d’algues toxiques et des niveaux d’eau plus bas augmenter le risque de contamination des écoulements urbains et d’érosion des sols ruraux.
Dans les chaînes de montagnes de l’Alberta, les glaciers et les accumulations de neige qui servent de « réservoirs surélevés » pour les Prairies reculent déjà, et les niveaux d’eau du secteur supérieur des Grands Lacs baissent d’année en année. Des spécialistes prédisent que ces changements s’accéléreront dans un climat plus chaud et plus sec. Parallèlement, les espèces envahissantes, les polluants organiques persistants, les modulateurs endocriniens et le tarissement des nappes ont tous une incidence sur l’approvisionnement en eau. La menace d’exportation d’eau en vrac et de diversion d’eau vers les États-Unis a également grandi au cours des dernières années.
De l’eau propre et en abondance est nécessaire pour assurer la santé des Canadiennes Canadiens ainsi que de l’économie du pays. En effet, l’eau constitue une ressource vitale pour la production industrielle et agricole, le secteur de l’énergie, le tourisme et les loisirs.
Nous devons veiller à ce que le discours du Trône d’octobre 2007, dans le cadre duquel le gouvernement fédéral s’est engagé à mener une consultation sur l’avenir de l’eau à l’échelle du Canada, mène à l’établissement d’une stratégie pancanadienne stricte et exhaustive en matière d’eau.