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  1. Introduction
  2. Ouvrir la voie à une nouvelle approche
  3. Principes liés à la durabilité de l’environnement
  4. Les enjeux:
    1. Énergie
    2. Espèces et milieux sauvages
    3. Oceans
    4. Eau
    5. Alimentation et agriculture
    6. Santé humaine et produits chimiques toxiques
    7. Signaux économiques
  5. Conclusion

Le rapport complet

Les enjeux: Énergie

Le réchauffement planétaire constitue le plus grand défi auquel fait face l’humanité à l’heure actuelle. Pour que le Canada puisse exercer son leadership en matière de changements climatiques, nous devons changer notre façon de produire et d’utiliser l’énergie.

En tant que pays nordique, le Canada est particulièrement vulnérable au réchauffement planétaire. Les paysages et les habitants de l’Arctique sont déjà gravement touchés par la hausse des températures. Les glaces marines de l’Arctique, qui étaient considérées comme permanentes, fondent : pour la première fois à l’été de 2007, le passage du Nord-Ouest était libre de glace. En outre, les animaux qui dépendent des écosystèmes de l’Arctique, par exemple les ours polaires, sont menacés de disparition, car leur milieu de vie subit des modifications telles qu’ils ne le reconnaissent plus. La durabilité des collectivités nordiques est également menacée.

À l’échelle mondiale, les changements climatiques non contrôlés peuvent dévaster des vies humaines par des pénuries d’eau, des famines causées par des mauvaises récoltes et la propagation de maladies. Ces répercussions pourraient perturber gravement l’économie mondiale et la sécurité des nations à la suite de la migration de millions de personnes à la recherche de meilleures conditions de vie. Le réchauffement planétaire est une crise humanitaire de même qu’une catastrophe environnementale.

Pour éviter des conséquences désastreuses, nous devons utiliser moins d’énergie pour répondre à nos besoins en adoptant des mesures d’efficacité et d’économie énergétiques et en nous tournant vers des sources d’énergie qui ne rejettent pas de carbone dans l’atmosphère. Nous devons en outre décentraliser notre système énergétique en passant de mégaprojets de production excessive à de petits projets locaux de production efficiente. L’énergie charbonnière et nucléaire – non durable et polluante – ne constitue pas la solution en matière d’approvisionnement énergétique et d’émissions de carbone. En effet, les besoins énergétiques du Canada peuvent être remplis grâce à des technologies qui n’entraînent pas un héritage toxique.

Chaque année au Canada, un quart des émissions de gaz à effet de serre connexes proviennent des moyens de transport. La technologie permet actuellement de doubler, voire de tripler, le rendement énergétique des véhicules personnels. Imaginons les économies d’essence réalisées si la nouvelle voiture moyenne utilisait quatre litres pour parcourir 100 kilomètres au lieu de huit. Imaginons des maisons utilisant 60 pour cent moins d’énergie de chauffage et de climatisation que les maisons actuelles, des maisons alimentées au moyen de systèmes d’énergie solaire fixés aux toits. Imaginons nos industries faisant figure de championnes mondiales en matière de solutions à la pollution par les gaz à effet de serre. Imaginons l’élimination progressive de l’électricité polluante – et de ses déchets radioactifs et toxiques – produite au moyen de charbon et de la fission nucléaire. Non seulement de telles mesures profiteraient au climat, mais nos collectivités seraient aussi en meilleure santé et notre économie serait plus durable. Ces solutions sont possibles si nous faisons des choix politiques judicieux.

En effet, le Canada a la possibilité de devenir une superpuissance dans le domaine de l’énergie durable. Pour y arriver, il doit agir rapidement et mettre en œuvre un vaste ensemble de mesures politiques, dont des taxes, des incitatifs, une réglementation et des programmes éducatifs, mesures grâce auxquelles les émissions de gaz à effet de serre pourront être réduites de 25 pour cent d’ici à 2020 et de 80 pour cent d’ici à 2050 par rapport aux niveaux de 1990.

Programme d’action canadien en matière d’énergie

Pour plus d’information


» Espèces et milieux sauvages